Archives pour la catégorie Culture

Notre chroniqueur littéraire est allé voir une pièce de théâtre qui l’a emballé. Il n’a pas résisté à l’envie de vous faire partager, une nouvelle fois, son enthousiasme.

Ah ! Après une ballade dans les ruelles montmartroises, un après-midi de week-end, après avoir lutté avec des hordes de touristes, après être tombé par hasard sur quelques merveilles retirées et calmes, après avoir bu un verre place des Abbesses, j’ai trouvé ce qu’il vous reste à faire pour consacrer cette après-midi : rendez-vous au théâtre Montmartre Galabru pour voir le spectacle de Caroline Loeb « Mistinguett, Madonna et moi ».

Caroliiine Loeb… Caroline Loeb? Ça me dit quelque chose… Mais oui, « C’est la ouate qu’elle préfère ». Caroline c’est un peu notre Cyndi Lauper française en terme d’excentricité 80’s, bon la touffe rose-rouge-violet-bleu-et je ne sais quelle couleur et quelques tubes en moins à son actif. Comme Cyndi, Caroline a fait chantonner toute une génération, comme Cyndi, Caroline a choqué les esprits obtus, comme Cyndi ça fait un bail qu’on n’avait pas entendu parlé d’elle, comme Cyndi elle fait un Come back fracassant (vous vérifierez vous-même si Cyndi en fait un), et tout comme Cyndi, Caroline est une espèce d’icône gay !

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Docu simple et frais, Les Garçons de la piscine s’intéresse de près à un trio de sportifs au corps en V branchés natation synchronisée. De près, de très près.

Trois homos dans une piscine, on pouvait s’attendre au pire. Et il faut bien l’avouer, à certains moments, on n’y échappe pas : les plans qui s’attardent sur des maillots de bain dont on n’admire pas que la marque, un éphèbe nageant sous l’eau un drapeau arc-en-ciel à la main et, bien sûr, l’inévitable scène de douche, et vas-y que je me savonne. Oui, Louis Dupont aime les corps, il les admire, les regarde, et son documentaire est indéniablement autant homo érotique qu’il est homo. Ca, il ne s’en cache pas. C’est un film voyeuriste qui aime la plastique, mais a le bon goût de le faire bien. Dupont fait dans la simplicité, soigne particulièrement ses images sous-marines d’un bleu azur, tente les contre-jours, les silhouettes et les formes, mixe Jean-Michel Jarre et Le Grand bleu pour la musique, alterne poésie et sourires sensibles. Il agrémente enfin son docu de témoignages, coupe le corps pour laisser paraître l’âme, souvent toute aussi belle. Nos homos sous la douche ne sont pas des pervers lubriques comme dans un Cadinot, ils sont des passionnés, des mecs qui se battent pour imposer leurs poils et leur slip de bain dans un monde de chignons et de nichons, où la discrimination marche aussi à l’envers. Alors même si le petit budget nous impose une image parfois un peu télévisuelle, nos garçons, dans la piscine ou pas, finissent par nous attendrir, nous toucher, et leur petit quotidien devient un peu le nôtre, jusqu’à ces EuroGames qu’on attend avec impatience. Et parfois, le film s’envole pour atteindre quelques moments de grâce (une scène de danse aquatique avec une lesbienne en surpoids filmée sans moquerie et avec poésie, par exemple). Une élégance et un recul qui font du bien là où l’erreur aurait été d’en faire un mauvais trip mateur façon RTL9 du samedi soir.

Interview : 3 garçons dans la piscine et 5 questions sur les garçons (more…)

Notre chroniqueur littéraire est allé voir une pièce de théâtre qui l’a emballé. Il n’a pas résisté à l’envie de vous faire partager son enthousiasme.

Ce qui n’aurait pu être qu’une pièce sur la guerre et la séparation comme l’indique le titre L’Exil, est avant tout le trajet d’un refoulement qui cherche à se dire : le refoulement d’un jeune homme, Philippe de Presles, qui prend conscience que l’exil de son meilleur ami au front, Bernard Sénac, fait naître des sentiments autrement complexes et profonds que ceux d’une simple amitié d’enfance. On est chez Montherlant, et donc dans une vision désormais considérée comme surannée de l’homosexualité honteuse, jamais aucun mot explicite ne sera mis sur les sentiments de Philippe de Presles : le mot « désir » restera dans le silence, car loin d’être de l’amitié c’est bien de l’amour que nourrit Philippe pour Bernard. Cependant l’écriture du processus de révélation de soi, nourri par une tension dramatique puissante, dépasse le côté quelque peu désuet qu’on pourrait reprocher à Montherlant.
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Sur Gaypodcast.fr, Ciné Queer vous fait découvrir ou redécouvrir l’actualité et l’histoire de l’homosexualité au cinéma.

Actualité il y a quelques jours avec la critique d’Elève Libre, toujours à l’affiche cette semaine… Histoire aujourd’hui avec celle de Cruising (La Chasse), film controversé du début des années 80.

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Voici la bande annonce de “Elève libre”, au cinéma depuis mercredi 4 février. Ecoutez la critique du film dans la rubrique Ciné Queer de Gaypodcast.fr.

Je ne sais pas si vous avez vu le génial C.R.A.Z.Y., film québécois de 2006 sur l’adolescence d’un jeune homo. Pour vous mettre l’eau à la bouche, vous pouvez déjà écouter la chronique de Gaypodcast.fr.

Mais en dehors de l’accent de bucheron québécois à couper à la hache, le film vaut le coup pour sa bande originale. Avec Pink Floyd, Patsy Cline, David Bowie, Charles Aznavour (et Robert Charlebois, aussi, mais bon, on ne peut pas tout avoir), Jean-Marc Vallée, le réal’, se fait plaisir et nous fait plaisir en nous replongeant dans les seventies. Sortez vos petits gilets et vos jeans moulants, je vous ai préparé une playlist pour vous faire un avis.

C’est le carton du moment. Batman, The Dark Knight, fait péter tous les compteurs aux USA : meilleur démarrage de tous les temps, et déjà troisième film le plus rentable de l’Histoire. Certes, nos amis américains calculant en gros billets verts, et non pas en spectateurs, ça ne veut pas dire que c’est le film le plus vu (loin de là), mais c’est au moins celui qui a le plus rapporté. Qu’il est fort, d’ailleurs, ce Batman, sur sa grosse moto virile quand il embrasse les filles en les serrant très fort. Ca, c’est sûr, Christopher Nolan est hétéro.

Batman et Robin, alias Tétons Pointus face à Gros Chibre

Batman et Robin, Tétons Pointus et Gros Chibre (© DR)

Mais si on remonte un peu dans l’histoire de l’homme chauve-souris, entre le premier volet made in Burton (1989) et l’actuel, il y a eu six films au total. Et dans le lot, deux ovnis : les aventures follement gay de tata Batman (joué par Georges Clooney, What Else ?) de Joël Schumacher, c’est à dire Batman et Robin et Batman Le défi. (more…)

Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de Ciné Queer (les papas se portent bien, à vous de nous dire ce que vous pensez du bébé). Chaque semaine, nos chroniqueurs ciné vous parleront d’un film mettant en avant l’homosexualité. Qu’il soit bon ou mauvais (ils n’hésiteront pas à le souligner), français ou étranger, que les questions d’identité sexuelle soient traitées de façon positive ou négative, qu’il s’agisse du thème central ou non, semaine après semaine, Ciné Queer dressera un véritable panorama de l’homosexualité au cinéma. La première chronique, signée Julien Loeki, traite du film de Vincent Garenq, Comme les autres, qui vient de sortir. Ecoutez, commentez, téléchargez… et parlez-en autour de vous !