C’est le carton du moment. Batman, The Dark Knight, fait péter tous les compteurs aux USA : meilleur démarrage de tous les temps, et déjà troisième film le plus rentable de l’Histoire. Certes, nos amis américains calculant en gros billets verts, et non pas en spectateurs, ça ne veut pas dire que c’est le film le plus vu (loin de là), mais c’est au moins celui qui a le plus rapporté. Qu’il est fort, d’ailleurs, ce Batman, sur sa grosse moto virile quand il embrasse les filles en les serrant très fort. Ca, c’est sûr, Christopher Nolan est hétéro.

Batman et Robin, alias Tétons Pointus face à Gros Chibre

Batman et Robin, Tétons Pointus et Gros Chibre (© DR)

Mais si on remonte un peu dans l’histoire de l’homme chauve-souris, entre le premier volet made in Burton (1989) et l’actuel, il y a eu six films au total. Et dans le lot, deux ovnis : les aventures follement gay de tata Batman (joué par Georges Clooney, What Else ?) de Joël Schumacher, c’est à dire Batman et Robin et Batman Le défi.

Difficile de comprendre ce qu’il a voulu faire en intégrant Arnold Schwarzenegger, Uma Thurman, Jim Carrey et Nicole Kidman à la saga. Un film mythique pour la génération gay, peut-être.

La Cage aux folles ? Non, Batman Forever.

La Cage aux folles ? Non, Batman Forever. (© DR)

Car chez Schumacher, la bat-mobile ne ressemble pas à un tank, mais à une bagnole de Drag Queen. A l’intérieur, Batman met sa belle tenue en latex brillant (vous croyez que le Joker lui fait pipi dessus ?) avec tétons intégrés à l’armure (si si, je vous jure, les tétons sont moulés dans le costume !) et joue à touche-pipi sous la cape avec Robin. Il ne manque plus qu’une scène où, par-dessus son masque noir, il met des plumes d’Indiens et danse YMCA pour Double-Face déguisé en policier à moustache. Sans doute coupée au montage.
Conclusion ? En dehors du fait que Schumacher devrait arrêter le cinéma, Batman, avant d’être une brute épaisse taillée comme une nageuse hongroise, était aussi une icône gay interprétée par le beau et tendre Georges Clooney. « Robiiiiiiiin ! Viens mettre une bat-fessée à à ta chauve-souris préférée qui a été trèèèès vilaine ! »

Batman et Robin au Pays des Drag Queen.

Batman et Robin au Pays des Drag Queen.

Films à voir : Batman Forever (1995), Batman et Robin (1997). Difficile de les trouver en DVD (sauf d’occasion, essayez amazon), mais disponibles en téléchargement légal sur http://vod.fnac.com

Une réponse à “Pourquoi Batman est de la jaquette (et pas que celle du DVD)”

  1. Nemo dit :

    Je pense qu’il faut prendre ces deux films comme une autre façon de voir Batman.
    Dans les bandes dessinées aussi sont intégrés des rapports ambigus entre Batman et Robin personne n’en est mort.
    Il y a eu je ne sais combien d’adaptation en dessin animé, je ne sais combien d’auteurs de bande dessinée ont reprit ce personnage, chacun ayant sa propre version parfois bonne parfois mauvaise.

    Je ne sais pas si le problème de cet article est la critique qui n’a rien de constructif de Batman, la critique de Georges Clooney ou le fait de faire des amalgames entre homosexualité et sexualité totalement débridée (si si, des hétéros portent aussi du latex et pas mal d’entre eux sont uro)

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